Jours 37-38 – Fin du voyage!

Un an après le départ, voilà la dernière page du récit d’un fabuleux tour à travers l’Europe et la Russie, à retrouver dans les Rail Passion de février, mars et avril 2014. Et si aujourd’hui le printemps est déjà là, il y a un an le départ se faisait par un froid polaire ! Rappelez-vous ce 13 mars 2013…

Thalys givré gare du nord

18 Avril, Ljubljana

Hier déambulant dans le vintage slovène, à Ljulbjana (cf article d’avril 2013), nous nous acclimations à une douce température printanière dans le fleuve tranquille des passants, et déjà nous nous imaginions barbotant dans les eaux vertes de Venise. Mais c’est rapé pour la baignade à la mer. Fichues correspondances. Le petit train rouge de 9h40, pourtant moderne, est peu peuplé. C’est le moins qu’on puisse dire ; nous sommes cinq à descendre au terminus slovène, à Sežana. Encore un train d’aménagement du territoire. Mais il serait dommage de ne pas avoir de trains sur cette ligne magnifique.

A Sežana, nous trouvons un bus pour Trieste. Il part à 14h10, c’est le dernier de la journée… Nous longeons une voie ferrée métrique et électrifiée qui doit être réservée au tourisme. Choc en arrivant au-dessus de Trieste, l’autocar surplombe la ville et la mer de plusieurs centaines de mètres. La voie ferrée en contrebas épouse comme la route la forme du relief.

Il est 14h43 quand le car s’immobilise, et le prochain train part à 14h46 pour Venise. En deux minutes, achat des tickets inclus, nous étions dans le train. De vraies merveilles, ces machines à billets italiennes, multilingues et rapides. Mais je ne reviendrais pas sur l’efficacité de nos chères bornes jaunes. Pierre n’est pas habitué à courir dans la gare comme un dératé, avec vingt-cinq kilos sur le dos et le ventre. Il compare l’évènement avec un exploit de type Pékin-Express.

Jour 38 - Venise

Il commence à faire chaud. 28°C. En pilotis sur la mer, l’arrivée à Venise reste un moment magique, presque aussi merveilleux que le train qui roule dans la plaine inondée du voyage de Chihiro. Et la sortie de la gare n’est pas en reste, avec son parvis sur le Canal Grande, entre des bâtiments tous plus historiques les uns que les autres.

Grâce à notre pointe de vitesse en gare de Trieste, il nous reste quatre heures de liberté. Venise en quatre heures, c’est un peu court. Mais suffisant pour profiter d’un resto dans une ruelle et revenir à la gare de avec un vaporetto glissant sur les vagues au coucher du soleil.

Ce voyage touche déjà à sa fin. C’était notre quarante-sixième et dernière correspondance entre Paris et Paris (voir carte ci-dessous). Dans les dernières lumières du crépuscule, un Frecciabianca attend de partir pour Milan ou Venise. Les « Flèches Blanches »… Nous prendrons plutôt un Thello ! Morphée nous attendait. Ce voyage a été épuisant. Nous arrivons à la gare de Lyon et… Non, il n’y a pas d’immense train déneigeur sous le blizzard !

Carte de l'expédition trains arctiques - Bruno Meignien Pierre Berçot

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