Jours 34-35 – Budapest

La nuit est tombée et nous voilà à Budapest-Nyugati pályaudvar, la gare de Nyugati, une gare terminus en plein centre-ville, qui donne globalement accès à l’Est du pays. Nous n’avions pas vraiment prévu de passer en Hongrie, mais le sud printanier nous a bien tendu les bras et nous n’aurions pas été bien malins d’y résister ; cela ne changera pas la face du monde que nous passions en Hongrie et Slovénie plutôt qu’en Pologne et Allemagne.

jour 31-32 - arrivée Budapest

Pierre a envie d’un bon gros hamburger ; il faut dire que le steak, même haché, n’est pas trop un classique russe. Alors après trois mois de régime aux pâtes, au salo (gras salé) et au bortsch (une sorte de bouillon consistant aux légumes et à la viande, excellent soit dit en passant) au fin fond de la taïga russe, son radar nous emmène au premier fast-food de la zone.

Nous y rencontrons des françaises. Les premières depuis un mois. Il paraît qu’on peut venir en qualité de touriste à Budapest. C’est vrai que ça a l’air joli. Par contre, le guide du routard est beaucoup moins bien informé sur les trains hongrois que sur les russes en boîte de nuit. Il est censé y avoir trois trains par jour à la gare de Budapest-Keleti pour la Slovénie, il y en a en fait un par jour qui part de Budapest-Déli, la gare terminus au sud de la ville. On ne va pas chipoter pour si peu, mais en attendant, nous voilà à minuit à la gare, sans train.

Nous nous offrons finalement notre premier hôtel, et une grasse matinée, car l’unique train part à 15h20. Pour le tourisme, on repassera, mais après avoir posé notre fatras dans une consigne à la gare, nous nous offrons tout de même le luxe d’une petite balade. Budapest une belle ville alanguie. Une petite sieste allongés dans le parc, les yeux vers l’azur du ciel qui se profile derrière les jeunes pousses et les premières fleurs blanches des cerisiers ; la vie a l’air douce par ici. Les oiseaux gazouillent, les gens sont calmes, la ville est entretenue… Et de jolis tramways jaune canari sillonnent les rues. Ils jouent presque à touche-touche, sans jamais se bloquer bien longtemps. Nous suivons les rails, les tramways modernes jaunes croisent d’antiques tramways jaunes…

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