Jour 7 – douche froide

Il fait beau. Une vraie carte postale. Mais la carte postale renseigne en général assez peu précisément sur le niveau du mercure. Nous nous sommes donc levés tard, peu enthousiasmés par le thermomètre. Nous avons profité de la douce chaleur de la cabane, dans la limite de la patience de la gent féminine. Au programme, retour à l’isba (grande cabane).

jour 7 - taïga

On a retrouvé les traces d’hier et nos chercheuses ont vérifié qu’il n’y avait pas de nouvelles empreintes de proies potentielles pour les loups. Leur travail consiste à répertorier la viande sur pattes présente dans le coin et à déterminer, en croisant cette analyse avec l’analyse des cacas du canidé, si les loups font ou non la fine bouche en sélectionnant l’une ou l’autre espèce pour s’alimenter. Pardon pour les amateurs de « déjections animales » et autres « feces« , mais il faut appeler un caca un caca, même les pandas font caca, et les princesses aussi.

 jour 7 - trou de glace

Aux tourbières et forêts succédaient les lacs, forêts et tourbières. C’est ça, les grands espaces. Arrivés à l’isba, les filles… commençaient à faire la cuisine, tandis que Pierre prenait la barre à mine pour creuser un trou dans la glace et me passait la hache pour fendre les bûches. Pendant ce temps, la chienne Varta s’accordait un petit somme dans la cabane, aux derniers rayons du soleil.

jour 7 - varta

Comme il faisait encore un doux -8°C au soleil, nous prenions ensuite de l’eau dans le trou à l’aide de seaux pour un « sauna froid ». Une douche glaciale quoi. Il est minuit et j’en suis encore tout réveillé, la lampe-torche sur le bloc-notes.

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